Après les fermetures d'établissements lors de la canicule de mai 2025, le ministère de l'Éducation nationale a transmis aux recteurs un plan de gestion des vagues de chaleur. Ce que les communes propriétaires de bâtiments scolaires doivent savoir.
La canicule de mai 2025 a contraint plusieurs dizaines d'établissements scolaires à fermer leurs portes ou à organiser des aménagements d'urgence. Cet épisode a agi comme un révélateur : la question du confort thermique des écoles n'est plus un sujet d'avenir, c'est un problème opérationnel du présent.
En réponse à ces difficultés, le ministère de l'Éducation nationale a transmis en juin 2026 aux recteurs académiques un plan de gestion des vagues de chaleur structuré en trois niveaux d'intervention. Le premier niveau, déclenché à partir de 33°C dans les salles de classe, prévoit des aménagements pédagogiques (horaires décalés, classes déplacées dans les locaux les plus frais, réduction des activités physiques). Le deuxième niveau, à partir de 36°C, impose la mise en place d'espaces de rafraîchissement accessibles en permanence et la possibilité de libérer les élèves en fin de matinée. Le troisième niveau, rarement atteint, prévoit la fermeture des classes concernées.
C'est ici que la situation se complexifie pour les collectivités. Les communes sont propriétaires et responsables des bâtiments des écoles maternelles et élémentaires. Les départements le sont pour les collèges, les régions pour les lycées. Le ministère peut définir des protocoles pédagogiques, mais c'est la collectivité propriétaire qui doit garantir des conditions thermiques acceptables dans les locaux.
Concrètement, si un directeur d'école signale que les températures dans ses classes atteignent 38°C et que la commune ne prend pas de mesures, c'est la collectivité qui s'expose à des recours - et non l'Éducation nationale.
Le programme ÉduRénov, porté par la Banque des Territoires, mobilise 2 milliards d'euros de prêts bonifiés pour la rénovation thermique des bâtiments scolaires. Une condition est requise : la présentation d'une étude thermique préalable. Sans cette étude, le dossier de financement ne peut pas être instruit. Le Score Fraîcheur DegrésVerts répond exactement à cette exigence - il constitue le document de référence que la Banque des Territoires attend.
Ne réagissez pas à la prochaine canicule. Préparez-la. Un audit thermique réalisé à l'automne ou en hiver vous donne le temps d'identifier les bâtiments prioritaires, de déposer les dossiers de financement et d'organiser les travaux avant le retour des chaleurs. Les communes qui ont anticipé cette démarche en 2025 ont pu bénéficier de subventions significatives et réaliser leurs travaux avant l'été 2026. Celles qui ont attendu se retrouvent aujourd'hui à gérer l'urgence sans les outils nécessaires.
Nos experts sont disponibles pour vous accompagner dans votre démarche.