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Ce que le Cerema a découvert sur le terrain

Le Cerema a conduit des diagnostics thermiques sur un panel de bâtiments publics en PACA et Occitanie. Ses conclusions recoupent exactement ce que nous observons dans nos propres audits.

Avr. 2025  ·  5 min de lecture
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Le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) a publié en avril 2025 les résultats d'une campagne de diagnostics thermiques conduite sur un panel de 47 bâtiments publics en régions PACA et Occitanie. Les conclusions de cette étude sont riches d'enseignements - et elles recoupent presque exactement ce que nos équipes observent dans leurs propres audits en Île-de-France, dans le Centre et en Bourgogne.

Le constat principal : l'occultation, angle mort de la rénovation publique

Sur les 47 bâtiments visités par le Cerema, 38 ne disposaient d'aucune occultation extérieure sur leurs façades exposées au soleil. Zéro store extérieur. Zéro brise-soleil. Dans le meilleur des cas, des stores intérieurs ou des rideaux - qui, comme nous l'avons mentionné, ne réduisent les apports solaires que d'environ 20 %.

Ce manque n'est pas le fruit d'une négligence. Il reflète une culture de construction qui, pendant des décennies, a optimisé les bâtiments publics pour la performance hivernale sans considérer l'été. Les normes, les labels, les financements disponibles : tout le système d'incitation a été calibré sur la consommation de chauffage. Le confort estival était, au mieux, un critère secondaire.

Les solutions les plus efficaces identifiées

La campagne du Cerema a permis de tester et de mesurer l'efficacité de différentes interventions. Les résultats confirment la hiérarchie que nous appliquons dans nos Ordonnances Thermiques :

1. Occultation extérieure - réduction de 60 à 80 % des apports solaires par vitrage. C'est systématiquement la première recommandation dans nos rapports, et la plus rentable en termes de coût par degré gagné.

2. Ventilation nocturne - purge thermique de la masse du bâtiment en ouvrant largement la nuit. Simple, gratuit, mais nécessite des procédures organisationnelles et des équipements de sécurisation appropriés.

3. Matériaux réfléchissants - peintures blanches en toiture (blanc de Meudon), films solaires sur vitrages. Coût modeste, effet rapide.

4. Brasseurs d'air - les ventilateurs de plafond améliorent significativement le confort ressenti (effet vent sur la peau) sans consommer plus de 60W. À ne pas confondre avec la climatisation.

Ce que cela implique pour votre stratégie d'investissement

La leçon principale de l'étude Cerema est celle-ci : dans la très grande majorité des bâtiments publics français, les gains thermiques les plus importants sont obtenus par les interventions les moins coûteuses. Avant d'envisager la climatisation - dont le coût d'installation, de maintenance et d'exploitation est significatif - il y a presque toujours une marge d'amélioration considérable à exploiter avec des solutions passives simples. C'est le fil directeur de notre approche chez DegrésVerts, et c'est ce que les données du Cerema confirment de manière indépendante.

Source de référence pour cet article Cerema.fr ↗

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